L'HISTOIRE

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Fulgurant, phénoménal, fantastique, aucun qualificatif n'est trop fort pour parler du développement d'Abidjan. Comment, en effet, pourrait-on croire que cette cité de plus d’ 1.200.000 habitants, solidement bâtie et structurée, n'existait pas au début du siècle et qu'à la veille de la 2e guerre mondiale, elle n'était encore qu'une petite ville coloniale de 22.000 habitants.

L'histoire d'Abidjan est en effet très courte, marquée par deux événements capitaux : le tracé de la voie ferrée et le percement du canal de Vridi.

LE CHEMIN LE PLUS COURTDE BAMAKO A LA COTE ABOUTISSAIT AU PLATEAU
Tandis que Grand-Bassam, devenue cité maudite à cause d'une épidémie de fièvre jaune, cédait, en 1899, à Bingerville, le titre de capitale administrative, Abidjan n'était encore qu'une zone de forêt, peuplée ça et là par quelques petits villages Ebriés : Adjamé, Locodjro, Cocody, etc...

C'est en 1900 qu'un choix déterminant du Gouverneur Houdaille est venu destiner le site d' Abidjan au devenir que nous lui connaissons : en effet, les rares connaissances de terrains avaient révélé que le chemin le plus court de Bamako à l'Atlantique passait, non par Dakar comme on l'imaginait, mais par la Côte d'Ivoire.

La RAN et le chemin de fer en Côte d'ivoire

Comme en Amérique, le chemin de ferait figure de proue dans le développement de la Côte d'Ivoire ; la route du rail est synonyme d'essor et les villages desservis par le train (Agboville, Dimbokro, Bouaké, etc..), en jouant le rôle d'entrepots, prenfient une certaine importance Grand-Bassam, équipée d'un wharf, reste encore le lieu d'embarquement et de débarquement des marchandises et par voie de conséquence un centre commercial important.

Abidjan, de son côté, se développe petit à petit : en 1912, elle ne comporte encore que 1400 habitants concentrés sur Treichville et le Plateau ; d'emblée, la rue du commerce se voit élue centre de négoce, vocation qui ne lui sera jamais départie.

Un premier plan d'urbanisme est établi en 1926, venant confirmer Abidjan dans son essor : outre les quartiers de Treichville et du Plateau, il projette un quartier résidentiel à Cocody et une zone industrielle attenante sur laquelle s'installe la première savonnerie Blohorn.

En 1931, saturé, le wharf de Grand-Bassam


est doublé de celui de Port-Bouet, relié directement au chemin de fer: c'est le déclin de Grand-Bassam et le véritable démarrage d'Abidjan qui devient en 1934 le chef-Iieu de la colonie. A la veille de la 2eme guerre mondiale, Abidjan compte 22,000 habitants, ce qui paraît déjà comme une croissance spectaculaire.

1950 OU L'EXPLOSION D'ABIDJAN
Si le chemin de fer a permis la naissance d'Abidjan, c'est à son port que la ville doit sa prospérité.
En 1950 est percé le canal de Vridi, offrant aux navires l'énorme plan d'eau abrité de la lagune, si propice aux manutentions des marchandises : le port est né. Il engendre le développement économique et industriel de la cité qui, dès lors, verra sa population doubler tous les 7 ans.
La grande valse d'Abidjan a commencé : bois et cultures industrielles sont exportés chaque année en plus grande quantité, les biens d'équipement affluent en masse, les plans d'urbanisme se succèdent mais la croissance d'Abidjan est toujours sous estimée.
Pendant les années 50, l'île de Petit-Bassam connaît un développement intense : les industries s'installent nombreuses en zone 3 et à Vridi, tandis que Marcory, Treichville et la zone 4 se destinent à l 'habitat populaire ou résidentiel.
Venant des pays limitrophes, la main-d'oeuvre étrangère afflue, attirée par les nombreuses offres d 'emplois : de réputation, Abidjan est le pays de cocagne, tant et si bien qu'entre 1950 et 1960 sa population triple son effectif.

UN URBANISME DE QUALITÉ
Connaître une croissance dite « exponentielle » est généralement une source d'ennuis majeurs : les plans d'urbanisme d’Abidjan dont les prévisions démographiques constituent l'une des conclusions les plus saillantes : Abidjan comprendrait 1.100.000 habitants en 1980 et presque 3.000.000 en l'an 2.000. Cela parut incroyable, pourtant c'était encore sous estimer sa croissance.
Aujourd'hui la cité compte 1.200.000 habitants. Sa croissance est l'une des plus fortes du monde, à raison de 11,5% l'an. Dès 1985, elle s'élèvera à 2 millions d'individus et aura atteint les 3,4 millions en 1990. Cette croissance est essentiellement due à un phénomène d'immigration conduisant à cette

 

 

 

Abidjan, la naissance d'une capitale et de son Port - Le Canal de Vridi et la plage du LIDO